Je reconnais avoir été succint sur la classe 1 :

-quelques considérations sur la capital (social ou individuel)

-quelques considérations sur le compte de l'exploitant (108000)

-une évocation des réserves

-un soupçon de résultat

-une digression rapide sur le report à nouveau

 

Après quoi, je suis allé directement vous entretenir des emprunts et de leur parts à long et court terme.

 

Je crois vous avoir en fait parlé de tout ce qui est utile (dans la vie courante du "comptabilisateur" normal ) mais j'aimerais qu'à la fin de votre lecture, vous sachiez lire un bilan et un compte de résultat.

J'aimerais même que vous sachiez les lire "en travers" pour savoir ce qu'ils contiennent vraiment et savoir déceler d'un coup d'oeil, les intrus...ces comptes créés , en dernière minute, pour embellir ou défraîchir la mariée. 

Et la classe 1, c'est un peu la caverne d'ali baba pour trouver toutes sortes d'"arrangements" qui peuvent affecter l'équilibre du bilan et fausser la perception du novice (que vous n'êtes plus, s'entend).

A commencer par les subventions (comptes 13xxxx).

A priori, l'imputation comptable des subventions reçues est simple:

    - subvention d'exploitation (compte 74xxxx) pour celles qui couvrent des charges

 

    - subvention d'investissement (compte 13xxxx) pour celles qui couvrent des   investissements (classe 2).

 

Taxation immédiate des subventions d'exploitation (contrepartie de la déduction immédiate des charges).

Taxation étalée des subventions d'investissements ( avec le même rythme que les amortissements relatifs à la chose subventionnée sont déduits).

Même si vous pataugez un peu, respirez un bon coup, je vais être bref !

Ces comptes "subventions" sont pervers parce que, si le choix semble restreint entre le 130xxx et le 74xxx, il peut ne pas être innocent et fausser la lecture des comptes.

Imaginez :

- des achats pour                              20.000

- des frais pour                                  25.000

- des salaires et charges pour         75.000

soit 120.000 qui ont été nécessaire à la construction d'une machine subventionnée à hauteur de 80.000.

Si je suis "normal", j'investis 120.000 (compte 2154xx), je passe ma subvention en compte 13xxxx pour 80.00

En fin d'année sont constatés l'amortissement de la machine (20%) soit 24.000 et l'amortissement de la subvention (20% aussi) soit 16.000.

Un passe en charge et l'autre en profit par le biais du compte "subvention virée à profit". (la différence est de 24.000-16.000 = 8.000)

Jusqu'ici, je ne dois troubler personne.

Mais imaginez ce que cette opération pourrait devenir si :

- l'intégralité du coût de la machine était laissé en charges et que la subvention soit passée quand même en 13xxxx : perte "fictive" de 120.000 moins l'amortissement éventuel de la subvention.

- la machine était investie et la subvention passée en 74xxxx. :profit "fictif" de 80.000 mois amortissement éventuel de la machine.

 

Je vous laisse faire tous seuls tous les calculs possibles avec 1/4 de machine investie ou pas, une tranche de subvention bien ou mal imputée, etc, etc...

Le nombre de possibilités est tel qu'un choix d'imputation comptable peut fausser les résultats et la perception de la structure.....

Je vous l'avez dit : cette classe 1, c'est la caverne d'ali baba du maquilleur comptable !

Amusez vous à maquiller pour mieux déjouer les "montages" que certains comptes recèlent....

Et le pire, c'est qu'on effleure à peine la classe 1: je vous ai dit de vous accrocher au gouvernail, je persiste.