je referme ma paranthèse concernant la longueur des comptes du plan comptable mais je dois reconnaître que vous avez bien fait de soulever le problème d'autant qu'il relève de la perversité des marchands de logiciels.

Vous l'avez compris, demandez le complément à zéro et vous aurez résolu le problème.

Nous en étions donc à la lecture des comptes et je vous recommandais de faire porter votre attention sur les comptes de la classe 1 et ce, parce que ces comptes peuvent influer de manière importante sur le résultat et les états de synthèse.

 

Il en est de même pour tous les comptes qui sont essentiellement mouvementés par des OD de quelque nature qu'elles soient. Appelons les les "comptes de dernière minute", ceux qui ne sont utilisés qu'au dernier moment, qu'à l'approche de l'arrêté du bilan, ces comptes dont on oublie toujours le code parce qu'on ne les utilise qu'une fois l'an, ces comptes dont le commun des mortels ignore l'existence parce qu'ils ne font partie ni des charges ni des produits "normaux", ni des actifs , ni des passifs et ont tous le goût du fruit défendu pour le néophite comptable.

On va se régaler, on va parler du "presque interdit".

- à commencer par le plus usité de tous, le 658000 où ses dérivés, tous ayant cet intitulé précis et déterminant de " charges diverses de gestion courante".

  dans le genre, je vais te mettre là parce que je ne sais pas où te mettre, essayez de faire mieux ! Si vous regardez bien le plan comptable, vous verrez que tous les comptes de charges dont le troisième chiffre est un 8 ont une tendance naturelle à la poubélisation et qu'ils sont tous pratiquement "ouverts à tout". Parce qu'entre nous, vous en connaissez vous des charges qui ne soient pas de gestion courante ?

Partant du principe que tout ce qui n'est pas exceptionnel est courant, vous pourriez , dans un élan généreux, mettre toutes vos charges dans le 658xxx !    Je n'ose même pas parler de simplification, c'est une révolution : un 658xxx, un 758xxx et voilà un compte de "résultat courant ".

Ne resterait plus qu'à traiter l'exceptionnel qui, du fait de sa nature, est exceptionnel donc rare, pas forcément cher, mais plus élitiste, peut être moins à la portéee d'un "comptable courant".

Et après la classe 1, c'est là notre propos, d'aller lire en priorité ce qui (outre ces 658xxx et 758xxx qui contiennent en général n'importe quoi) peut altérer la présentation des comptes et leur bonne compréhension.

Allez, un peu de patience, mais nous y arrivons à ces créances devenues irrecouvrables, à ces pertes et profits qui frappent l'exercice ou les exercices antérieurs.

Je voulais vous mettre un peu l'eau à la bouche , c'est tout.

On ne devient pas comptable, on se construit dans la persévérence...