Nous allons aller au-delà de l’EBE pour finir notre lecture analytique du SIG.

Je vous ai dit que l’EBE dépendait de vous, de votre gestion et de vos choix.

Au-delà de l’EBE, il n’est plus question que de vous et de votre aptitude à bien ou à mal gérer, parce qu’il existe une aptitude à mal gérer qu’il ne faut pas négliger et qui, bien que volontairement ignorée des médias, est tout à fait répandue chez le mortel, même entreprenant.

Je fais une parenthèse pour évoquer des réflexes de mauvaise gestion extrêmement « populaires » et qui ont une influence considérable sur le bas du SIG.

Exemple :

-          J’achète un immeuble, je fais donc un emprunt à long terme (et, ce faisant, je fais totalement abstraction de la durée du retour sur investissement pour déterminer la durée de l’emprunt).

-          J’emprunte dès que j’investis parce que c’est mieux fiscalement ( ?). C’est un truc qui doit être dans les 10 commandements ou dans un texte sacré..

-          Je fais du factoring parce que ça m’évite la gestion des comptes clients,

-          J’amorti en dégressif parce que ça me fait des déficits reportables,

Et j’en passe plus que je n’en cite.

Revenons à nos moutons : après l’EBE, le solde intermédiaire suivant est le

 RESULTAT D’EXPLOITATION

Soit l’EBE diminué des charges de gestion courantes, augmenté des produits de gestion courante, diminué des dotations aux amortissements et provisions.

Pour tout ce qui est « de gestion courante » ; reporter vous à l’article consacré à ces comptes « poubelles » dont je ne vous conseille pas l’utilisation abusive.

En ce qui concerne les dotations aux amortissements et aux provisions, admettez qu’elles dépendent de votre seule gestion et que si l’EBE est bien à vous, le résultat d’exploitation vous est encore plus personnel.

Et que dire du…

RESULTAT COURANT

Celui-ci, vous l’avez personnellement peaufiné parce qu’après avoir dévoilé votre politique d’investissement au niveau du résultat d’exploitation, vous dévoilez en plus votre politique de financement dans le résultat courant qui n’est autre que le résultat d’exploitation corrigé des charges et produits financiers.

A ce niveau, vous êtes mis à nu et complètement transparents.

Je ne vous cache pas qu’il reste à déterminer le

RESULTAT EXCEPTIONNEL

Qui, comme son nom l’indique est exceptionnel, non récurent et par voie de conséquence, dénué de tout intérêt du moins dans l’analyse qui doit en faire abstraction.

Reste-le

RESULTAT NET

Qui est le résultat après comptabilisation de l’impôt sur les sociétés, les entreprises individuelles ne constatant pas, dans les SIG, l’impôt dont elles sont redevables.

Maintenant que vous connaissez la structure d’un SIG et la signification des soldes intermédiaires, sachez que toute lecture de documents comptables doit commencer par là : parce qu’avant d’analyser un bilan, il faut d’abord déterminer si une entreprise est rentable ou déficitaire par nature et, qu’en dehors de la lecture des SIG, rien ne peut vous le faire savoir (sauf des dons de divination dont nous ne traitons pas ici pour l’instant).

Alors, un effort : même si c’est le bilan de votre propre boutique, prenez d’abord les 3 derniers SIG et lisez les en les comparant.

C’est quoi ? on le verra la prochaine fois !