Aie ! Ouille !

J’ai fait une bêtise !!!

Je vous ai parlé du BFR (besoin en fonds de roulement) sans vous dire ce que c’était !!

Et oui, j’ai fait l’Expert, j’ai parlé de la fission de l’atome sans vous dire ce qu’est un atome !

Autant parler de la radioactivité sans évoquer Marie Curie et son époux !

Mea culpa sur toute la ligne !

Soyons honnêtes, le BFR c’est un peu comme le monstre du Loch Ness : le quidam normal en parle peu ou prou, voire jamais, mais certains l’ont érigé en science personnelle approfondie.

Pour être plus prosaïque, c’est la prise de sang du toubib : s’il en prescrit une, c’est qu’il va falloir l’analyser quitte à dire que tout va bien mais ça laisse un doute sur l’état de santé général.

Le BFR, c’est pareil ; si on veut le quantifier, c’est quand même qu’il y a un doute et une origine du doute ; l’analyse du BFR, c’est un peu comme celle du cholestérol : on sait qu’il y a du bon et du mauvais mais on ne se souvient jamais lequel est bon et lequel est mauvais.

Et, contrairement au cholestérol, il n’y a pas d’échelle, pas de référents, même pas de règles et encore moins de manuel.

Et chacun a son propre BFR ce qui lui confère le caractère unique, intime et à la fois obscur qui en fait une star des analystes avertis (ou désœuvrés).

Parce qu’en réalité, je n’ai jamais connu de dirigeant qui se lève le matin en disant : « alors ? Il en est où notre BFR aujourd’hui ? »

Je tergiverse mais c’est quoi alors de BFR ?

« Le Besoin en Fonds de Roulement (BFR) représente le décalage de trésorerie provenant de l'activité courante de l'entreprise (l'exploitation) »

Ce n’est pas de moi, vous vous en doutez, mais le pire c’est que je n’ai pas trouvé plus explicite et que je vais vous laisser sur une définition aussi concise qu’obscure.

Je crois que si je ne vous avais rien dit, vous en sauriez autant et pourtant je vous ai relaté tout ce que j’ai pu trouver sur le BFR.

Vous voyez bien que la définition du BFR en elle-même ne servait à rien. J’avais bien fait de m’abstenir.

Allez, on va l’analyser ce bilan, maintenant qu’on sait tout du SIG.. ou presque.