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Avant de me lancer ou plutôt de vous lancer dans l’analyse du bilan, j’ai consulté.

J’ai consulté tout et aussi n’importe quoi pour savoir ce qu’il était important de vous dire ; c’est dire si j’ai consulté !

En consultant, j’ai tout vu : des stocks qui tournent, des clients qui récalcitrent, des fournisseurs impayés et des indépendances financières tout juste sorties d’une révolution !

Et je n’ai pas fait que consulter, j’ai divisé les capitaux propres par eux-mêmes pour trouver un résultat différent de 1, les capitaux permanents par la trésorerie, la valeur des stocks par le dû fournisseurs et même la trésorerie positive par la trésorerie négative qui ont l’air toutes deux de coexister dans l’esprit fantasque de certains experts beaucoup plus experts que moi !

Pour tout dire, j’ai essayé de me surpasser pour faire fin et astucieux, pour vous permettre aussi d’analyser un bilan autrement qu’au travers des yeux d’un banquier rivés sur les capitaux propres dans la mesure où la trésorerie est souffreteuse.

Juste une parenthèse pour dire que le banquier, si attentif à la capitalisation, s’en f…. positivement si la trésorerie n’est pas prise en défaut (vous qui avez un compte courant pléthorique, vous me comprenez).

Tant et si bien, qu’après avoir parcouru tout ce qui se rapportait à l’analyse de la structure bilancielle, je me suis résolu à ne rien vous en dire tant le nombre d’âneries qui courent à son sujet est impressionnant.

Si vous tenez à diviser n’importe quoi par n’importe quoi et dans tous les sens, je vous fais quelques suggestions :

-          Divisez le montant net des immobilisations par les capitaux propres et essayez de trouver un résultat inférieur à 1,

-          Divisez le montant du stock par le montant dû aux fournisseurs de matières ou de marchandises et, là aussi, éloignez-vous du 0 pour vous rapprocher du 10,

-          Divisez le montant des achats par le montant du stock et réjouissez-vous du plus grand nombre,

-          Divisez ou multipliez ce qui vous passe par la tête par ce qui vous passe de l'autre coté de la tête et si vous trouvez une oreille de chaque coté, tout doit aller pour le mieux.

 

Mais un bilan reste un bilan, c’est-à-dire un état à un instant t et rien d’autre.

Et, autant que vous divisiez ou multipliez, rien ne vous dit, dans un bilan, si la boutique est saine ou malsaine.

Aucun bilan ne reflète l’évolution de l’exploitation, son fléchissement soudain ou sa soudaine rentabilité ou tout simplement son obsolescence ou son astucieuse et rentable novation.

Vous voulez vraiment analyser un bilan ? Vous voulez vraiment le saucissonner ? Vous voulez en tirer des ratios édifiants ? Vous voulez, à partir du bilan, vous faire une réelle opinion ?

Alors, je vais tenter de vous apprendre à peler le saucisson avant de le trancher.

Vous verrez, c'est plus digeste !!