ça y est ! on a tout fait , tout vu, tout compris !!

Pour ceux qui ont suivi, on est au top en compta : on connaît les bases, les échafaudages, les murs et le toit et on est allé se percher sur la cheminée, histoire de voir tout ça d'en haut.

On y est même allé de multiples ratios (de toutes formes et de tout poil) qui ne servent à rien qu'à dire qu'on a atteint le sommet de la maîtrise comptable.

Reconnaissez que j'ai fait tout ce que je pouvais pour vous hisser au plus haut du mât.

En général, c'est arrivé à ce stade, que tout un chacun se congratule et......... perd la notion de l'utilité de son travail.

Mais la compta, ce n'est pas de la peinture artistique ; il ne suffit pas de signer le tableau quand on estime qu'il est fini. Il faut se faire "critique d'art", commenter, interpréter, analyser et même conclure !

Si vous avez passé vos écritures sans état d'âme, si les comptes reflètent la réalité vraie, vous pouvez commencer à utiliser votre travail.

Par contre, si vous avez déjà anticipé le résultat pour le minorer ou le majorer, tant vaut tout mettre dans un tiroir et le fermer ; vous vous êtes déjà "voilé" la face !

Un exemple simple et courant :

les entreprises qui se portent bien ont très souvent un stock minoré, voire très minoré et celles qui se portent mal ont, à l'inverse, un stock majoré voire très majoré. En dehors des considérations fiscales liées à cet état de fait, les conditions de production et les coûts de revient aggravent ce phénomène.

Je parle donc à ceux qui ont sciemment "coupé le stock" pour minorer l'impôt et à ceux qui ont également sciemment "gonflé le stock" pour plaire à la banque ou aux actionnaires. Dans le premier cas, il existe un bénéfice différé et une dette fiscale également différée ; dans le second cas, il existe une perte latente et une forme de crédit d'impôt dont un repreneur fera son affaire après dépôt de bilan. Ah oui ! j'ai oublié de dire que la surestimation des stock est très souvent un préambule à la cessation de paiements (j'oublie presque les fondamentaux).

Pour en revenir à nos moutons, si vous avez dressé des comptes fiables, vous pouvez commencer à en tirer parti mais pas à faire toutes sortes de ratios, au demeurant savants, mais parfaitement inutiles.

On va garder la tête sur les épaules et en parler la prochaine fois....